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FT FO 08Fondamentaux offensifs · Fondamentaux individuels

Les différents types de tirs

Fiche technique de basket-ball : principes, placements et points clés pour l’entraîneur.

Le lancer-francLe tir en suspensionLe tir en courseLes autres formes de tirs

Le lancer-franc

Ce tir doit être enseigné et perfectionné en premier car il possède des éléments moteurs communs aux autres tirs, en particulier le tir en suspension. Le lancer-franc, qui peut également prendre le nom de tir de pieds fermes, reprend toutes les caractéristiques générales du tir énoncées précédemment (orientation des appuis, équilibre, prise de balle, visée, etc.). L’une des premières caractéristiques de ce tir réside dans sa préparation, car il s’agit d’un tir statique, le jeu est arrêté et il n’y a pas, à proprement parlé, d’actions préalables (dribble ou réception de passe).

Un rituel, une routine finit par s’installer chez la plupart des joueurs de bon niveau, leur permettant d’avoir la même préparation pour exécuter le même tir (certains joueurs dribblent trois fois avant de le lancer, d’autres font rouler la balle dans les mains, etc.). La distance qui sépare le shooteur de la cible et l’absence d’opposition annulent les effets d’éléments perturbateurs externes. Tout se passe donc entre le joueur, la balle et la cible immobile. Il faut donc une grande capacité de concentration afin de s’isoler du contexte, de la pression et d’éliminer toute tension nerveuse. Une inspiration lente et profonde doit aider à stabiliser la fréquence cardiaque et à se concentrer.

Caractéristiques techniques

En ce qui concerne les caractéristiques motrices du tir, nous pouvons dire que l’extension des jambes et des bras est simultanée. La coordination des deux est fondamentale pour la réussite du tir ainsi que le déplacement de la balle dans l’axe vertical qui la relie au panier. Il faut à tout pris éviter tout mouvement latéral déstabilisateur et modificateur de la trajectoire. Le corps monte droit et la main d’appui (la main gauche pour un droitier) cesse tout contact avec la balle pour dégager la trajectoire de cette dernière. C’est à cet instant précis que l’extension des jambes complète son parcours et que les talons décollent du sol. Le bras de tir complète son extension et passe le relais à la poussée poignet - main - doigts. Ce sont ces muscles fins (extenseurs des pieds et fléchisseurs du poignet) qui vont définir avec précision la direction et la force du tir. Le bras d’appui reste à côté du bras tireur. Ce dernier est resté tendu avec le poignet fléchi à angle droit. Une bonne exécution provoque un effet rotatoire. Dans la mesure où ce type de tir exige plutôt de la précision et de la stabilité, il faudra éviter de décoller la pointe des pieds du sol. Le geste est donc plus facile à réaliser, plus efficace et plus facile à améliorer.

Le tir en suspension

C’est le tir le plus fréquent, le plus important dans le jeu moderne. Il met en rapport les qualités techniques et les qualités physiques du shooteur.

Caractéristiques techniques

Alors que pour le lancer-franc, l’extension des jambes et des bras et quasiment simultanée, pour le tir en suspension, il existe une première phase d’impulsion vers le haut, et ce n’est que lorsque le corps a atteint le point culminant de celle-ci que débute la seconde phase, c’est-à-dire l’extension du bras et la poussée poignet-main-doigts.

Les différents types de tirs – illustration 1

Illustrations redessinées d’après l’ouvrage « Le basket, jeu et sport simple », de Gérard Bosc (Éditions Vigot)

La viabilité de ce tir consiste à lâcher la balle au moment où l’on atteint ce point culminant. La force utile à la montée puis au lâcher de balle provient essentiellement des jambes; les bras jouent un rôle de régulation de celle-ci et d’orientation de la trajectoire. La vitesse du saut est plus importante que la hauteur de celui-ci. L’important pour le joueur, c’est de trouver et de garder une position stable, équilibrée. C’est donc une erreur de vouloir sauter haut à tout prix, parce que le joueur risque de se crisper, de se déséquilibrer en raidissant les jambes. Il vaut donc mieux miser sur la rapidité de l’impulsion. Pendant le saut, la poussée doit être complète, mais les jambes doivent conserver un certain relâchement. Quant à la balle, elle est placée au dessus du front, mais le tireur ne doit pas la projeter en arrière de la tête. Le regard doit être constamment fixé sur le cercle et lors du déclenchement du tir, le joueur doit rechercher la sensation de « poser la main dans le panier ». Dans la majorité des tirs, le saut doit s’effectuer à la verticale : si le shooteur retombe en avant lors de son tir, il risque de toucher son adversaire et de commettre une faute personnelle. Lorsque l’on répète le tir en suspension à l’entraînement, il peut être utile de fixer un point de repère aux tireurs en plaçant un obstacle devant eux (un plot, un sac, etc.) afin de les obliger et de les habituer à prendre leur appel le plus près possible de l’obstacle sans jamais retomber dessus.

Le tir en suspension pose donc généralement un problème d’appuis. Si l’on rajoute le fait que la majorité des joueurs sont habitués à faire coïncider le dernier dribble, avant le tir, avec la pose du pied opposé au bras tireur (notamment pour le tir en course), ils doivent intervertir leurs appuis lors du tir en suspension. En effet, le dernier dribble coïncide avec la pose du pied situé du même côté que le bras tireur. Cependant, la plupart des basketteurs de haut niveau étant de véritables athlètes, il est normal de constater la prolifération et l’évolution du tir en suspension qui permet de tirer de près, de loin, avec la planche, sans la planche, avec opposition, sans opposition, etc.

Le tir en course

Le tir en course est consécutif à une pose alternative des appuis au sol suivie d’une impulsion puis d’un temps de suspension ayant pour objectif de rapprocher le tireur du panier. C’est généralement la première arme que les joueurs débutants peuvent acquérir. Ce type de tir représente le moyen le plus aisé et le plus efficace de marquer des paniers. Le tir en course peut se faire après un dribble ou après une réception de passe. Selon la proximité du panier, la préparation se fera à l’aide d’un ou de deux appuis. De même, en fonction du degré d’opposition et de l’angle d’attaque, le tir pourra être normal, en lay-up ou croisé (avec ou sans l’aide de la planche). De par la proximité de la cible, ces tirs doivent être maîtrisés des deux mains.

Caractéristiques techniques

Si l’action antérieure au tir est un dribble, la prise de balle se fait lorsque l’appui opposé à la main qui dribble est en l’air. A ce moment là, selon la proximité du panier, le joueur fait un ou deux pas.

Le rôle des appuis précédant le tir est capital. Lorsqu’il y en a deux (double pas), le premier sert à se rapprocher de la cible, à changer de direction pour éviter un défenseur ou un obstacle; le second sert à attaquer le panier (c’est lui qui donne l’impulsion et qui transfère l’inertie de la course vers la cible). En gardant la balle près du corps, on la protège mieux et on équilibre le saut. Lorsqu’il n’y qu’un seul appui, l’impulsion se fait directement.. Dans tous les cas, lors de l’impulsion, les bras soulèvent la balle tout en la protégeant. De même, le genou de l’autre jambe monte naturellement vers la cible. Toutes ces forces qui s’additionnent et se coordonnent, donnent la puissance et la fluidité nécessaires à l’exécution de cette action.

Dans un premier temps, pour des raisons d’équilibre, la main de tir sera la main correspondant au pied d’impulsion. Plus tard, le développement des qualités physiques permettant de ce type de déséquilibres, la main de tir sera la plus éloignée d’un éventuel défenseur. La main d’appui joue, quant à elle, une rôle protecteur. Le lâcher de balle se fera très tôt pour un tir rapide, au sommet de l’impulsion pour donner priorité à la protection du tir. Le shooteur doit se réceptionner de façon équilibrée afin de ne pas retomber sur un éventuel défenseur (risque de faute offensive) et pouvoir de ce fait rapidement se replacer en défense ou en position favorable pour le rebond offensif.

Le tir en course après dribble

Les différents types de tirs – illustration 2
Les différents types de tirs – illustration 3

Illustrations redessinées d’après l’ouvrage « Le basket, jeu et sport simple », de Gérard Bosc (Éditions Vigot)

Si l’action antérieure au tir est une réception de passe, le joueur peut faire deux pas si la prise de balle est dynamique (appuis en l’air) ou un pas si la prise de balle est statique (appuis au sol).

Les différents types de tirs – illustration 4

Comme nous l’avons précisé auparavant, il existe plusieurs types de tirs en course, les distinctions se faisant essentiellement au niveau de la finition du geste et l’angle d’attaque; on distinguera le tir normal, le tir en lay-up et le tir croisé.

Les différents types de tirs – illustration 5
Les différents types de tirs – illustration 6
Les différents types de tirs – illustration 7

Illustrations redessinées d’après l’ouvrage « Le basket, jeu et sport simple », de Gérard Bosc (Éditions Vigot)

Les autres formes de tirs

En fonction des postes de jeu occupés, certains tirs subissent des adaptations.

le tir à trois points

C’est le tir dont les caractéristiques gestuelles se situent entre celles du lancer-franc et celles du tir en suspension. Son originalité réside dans l’extension des bras et le déclenchement du tir avant d’atteindre le sommet du saut. La précision de ce tir ne permet pas des tirs forcés en suspension.

le tir crochet ou « bras roulé »

C’est un tir très sollicité par les joueurs intérieurs. Les appuis sont perpendiculaires à la cible afin de protéger la balle avec le corps. Ce tir permet d’assurer une bonne trajectoire malgré les contacts physiques et de limiter les risques de contres.

la claquette

C’est un rebond offensif qui devient un tir dans l’immédiat. Plus qu’un tir, c’est un contrôle partiel de la balle dont l’objectif est de la replacer sur la trajectoire du panier lors d’un rebond offensif. Le tout doit se faire durant la phase aérienne du rebond.

les tirs dos au panier

Ce sont les mêmes tirs, mais la réception de balle se fait dos au panier et exige un travail supplémentaire d’orientation des appuis. Le basket moderne exigeant une très grande mobilité des pratiquants, les joueurs extérieurs participent de plus en plus dans les relations de jeu direct dos au panier. Dans ce cas, il est indispensable que tous les joueurs connaissent ces gammes de mouvements, longtemps réservées aux joueurs intérieurs.

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