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FT FD 02Fondamentaux défensifs · Fondamentaux individuels

La défense sur porteur de balle

Fiche technique de basket-ball : principes, placements et points clés pour l’entraîneur.

Défense sur un attaquant qui peut encore dribblerDéfense sur un attaquant qui a arrêté son dribble

Il existe trois situations différentes au cours desquelles un défenseur doit marquer un porteur de balle :

Défense sur un attaquant qui peut encore dribbler

La position défensive tiendra compte du placement géographique de son vis-à-vis, c’est-à-dire de sa proximité par rapport au panier, de la proximité des partenaires et/ou adversaires, et enfin de la qualité et des caractéristiques de son adversaire.

Il est communément admis de garder une main sous le ballon pour empêcher le départ en dribble et l’autre pour gêner les passes. Le poids du corps doit toujours être correctement réparti sur les deux appuis de façon à pouvoir réagir promptement avec ou sans transfert du pied d’impulsion.

Le cadrage défensif, c’est-à-dire l’ajustement défensif, se fait en fonction de critères logiques :

Le cadrage défensif se fait par le biais du « jeu de jambes », pour éviter d’être pris à contre-pied. Les déplacements sont courts et rapides, en pas glissés (et non chassés) et l’on évitera de croiser les appuis. Pour éviter d’être leurré par l’attaquant lors de ses manoeuvres offensives, le défenseur concentrera son regard sur la taille de son vis-à-vis. Ainsi, il sera en mesure d’optimiser son temps de réaction et d’éviter les feintes des appuis ou du ballon.

Auparavant, avant la modification des règles d’arbitrage, il était possible d’ajouter à cette information visuelle une information tactile que produit le contact d’une main avec l’attaquant et l’on connaît plus familièrement sous le nom « d’antenne ».

La défense sur le porteur de balle qui n’a pas dribblé peut se voir influencée par les choix tactiques qu’il convient d’exposer :

CADRER L’ATTAQUANT DE FAÇON À CONTESTER TOUTE PROGRESSION

Cette situation bien que peu utilisée trouve une justification si la défense prend facilement le dessus sur l’attaque, ainsi que lors d’un pressing strict.

CADRER L’ATTAQUANT DE FAÇON À L’ORIENTER VERS L’INTÉRIEUR OU LE CENTRE

Ici, la priorité est d’amener l’attaquant du côté ou une aide des partenaires est possible. Le défenseur incite l’adversaire à se diriger dans une direction donnée.

CADRER L’ATTAQUANT DE FAÇON À L’ORIENTER VERS LES LIGNES DE TOUCHE

Il s’agit là d’éloigner les attaquants du jeu direct et d’utiliser les lignes comme des partenaires défenseurs immobiles et de définir le plus tôt possible un côté fort (côté balle) et un côté faible (côté aide).

La défense sur porteur de balle – illustration 1
La défense sur porteur de balle – illustration 2
La défense sur porteur de balle – illustration 3

Mauvais cadrages défensifs :

La défense sur porteur de balle – illustration 4

1 : défense « porte ouverte »

2 : croisement des jambes lors d’une feinte ou d’un démarrage en dribble

Illustrations redessinées d’après l’ouvrage « Le basket, jeu et sport simple », de Gérard Bosc (Editions Vigot)

Défense sur un attaquant qui dribble

La défense sur porteur de balle – illustration 5

La tendance actuelle au niveau de cadrage défensif est de placer un appui légèrement plus avancé que l’autre; il est alors possible de définir :

A partir de cette position initiale, le défenseur devra être à même de réagir aux différents départs de l’attaquant. Pour cela, il devra respecter les principes suivants :

La défense sur porteur de balle – illustration 6

Le défenseur bondit vivement en arrière pour se replacer sur la trajectoire de l’attaquant. Le but est de freiner, de contrôler l’attaquant, tout en essayant de provoquer l’arrêt du dribble (4, 5)

La défense sur porteur de balle – illustration 7

Illustrations redessinées d’après l’ouvrage « Le basket, jeu et sport simple », de Gérard Bosc (Editions Vigot)

Pour se déplacer à droite, le défenseur est conduit à transférer le poids du corps sur l’appui gauche afin de prendre impulsion sur celui-ci. L’appui droit est impulsé latéralement et lorsque celui-ci termine son parcours, le poids du corps est à nouveau transféré sur l’appui droit afin de tirer l’appui gauche au même niveau que la position initiale. Les mêmes principes s’appliquent pour les déplacements en avant ou en arrière. Le repère que l’on peut donner au défenseur est d’essayer de regarder en permanence par dessus l’épaule de l’attaquant du côté de la main qui dribble.

L’objectif principal du défenseur sera de harceler son vis-à-vis pour qu’il arrête son dribble ou pour qu’il prenne une position de dribble défensif peu dangereux (dribble de protection, dos au panier avec peu de vision périphérique).

Le contrôle du déplacement de l’attaquant sera fera toujours visuellement ou tactilement (avec l’avant-bras pour éviter les antennes). Pour une même vitesse de déplacement, plus l’écart des appuis sera important, plus l’efficacité défensive sera grande.

La distance qui sépare le défenseur de l’attaquant varie selon les capacités de l’attaquant et celles du défenseur :

Le défenseur tentera de prendre le ballon ou fera des feintes défensives pour provoquer l’erreur de l’adversaire, mais il n’arrêtera aucunement son jeu de jambes. Il se servira des bras pour s’équilibrer, mais il faudra toujours garder en mémoire qu’en défense, les appuis sont plus importants que les bras. Toutes ces techniques défensives cherchent à arrêter le dribble de l’attaquant le plus tôt possible, et dans le meilleur des cas dans un espace restreint stratégique. Or, ce n’est pas parce qu’il a atteint ce premier objectif que le défenseur doit se relâcher, bien au contraire. Dans le cas où le porteur de balle passe son défenseur en dribblant, ce dernier doit informer immédiatement ses coéquipiers du danger potentiel, d’autant plus si l’attaquant est proche de la zone réservée. Cette annonce verbale, qui s’effectue généralement en utilisant l’expression «aide» permet de déclencher les mécanismes collectifs d’aides.

Défense sur un attaquant qui a arrêté son dribble

Lorsque l’attaquant arrête son dribble, le défenseur réduit la distance qui le sépare de son vis-à-vis et le « colle » en se redressant. Il lève les bras et suit le ballon pour le prendre, pour gêner les passes ou pour provoquer d’autres erreurs. Il est important de ne pas se déséquilibrer à cause de la pression sur le porteur ; il faut également éviter de sauter pour gêner les passes mais plutôt pousser l’attaquant à tourner le dos au panier pour réduire sa vision périphérique.

Du point de vue psychologique, il est très important de créer cet état de fait pour que cela déclenche la réaction de pression de tous les partenaires. La communication a, là aussi, un rôle important à jouer : certaines équipes, en particulier les équipes féminines, utilisent des conventions pour annoncer les changements dans le comportement offensif de leur vis-à-vis. Ainsi l’expression «balle» est utilisée pour annoncer que le porteur de balle a arrêté son dribble. Ce mot doit déclencher une pression et une agressivité défensive accrue de tous les autres défenseurs afin de limiter au maximum les possibilités de passes et pousser le porteur de balle à violer la règle des cinq secondes. De la même façon, les tirs extérieurs sont généralement annoncés (l’expression utilisée est « tir ») afin de déclencher la mise en place des écrans de retard nécessaires au rebond.

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