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FT FD 03Fondamentaux défensifs · Fondamentaux individuels

La défense sur non porteur de balle

Fiche technique de basket-ball : principes, placements et points clés pour l’entraîneur.

Version classique

La défense sur non porteur de balle est étroitement liée au placement de celui-ci par rapport au ballon et au panier.

Il existe deux grandes façons d’aborder les principes de défense sur non-porteur de balle.

Version classique

Tout comme l’attaquant connaît les secteurs dans lesquels il doit évoluer en priorité et ce qu’il doit y faire, le défenseur est en droit de connaître quelles sont les parties du terrain les plus sensibles.

Le danger, c’est le ballon et c’est l’axe panier-panier qui va permettre de définir un «côté ballon » et un «côté aide » (on parle également souvent de « côté fort » et de « côté opposé » ). Un ballon éloigné est moins dangereux qu’un ballon proche, et c’est l’axe horizontal passant par la ligne de lancer-franc qui permettra de définir éventuellement des attitudes défensives différentes. La zone la plus sensible pour la défense se situe avant tout sur l’axe panier-panier et plutôt dans le secteur proche du panier. Pour simplifier, disons que la défense doit avoir la maîtrise de la zone restrictive côté ballon, sans oublier les tirs extérieurs possibles à 2 ou à 3 points.

La défense sur non porteur de balle – illustration 1
La défense sur non porteur de balle – illustration 2

Le défenseur en contestation (côté ballon) est placé entre le ballon et son vis-à-vis. C’est la position de semi-interception dont on a parlé dans le paragraphe précédent. Tandis que le corps du défenseur fait face à celui de l’attaquant, sa tête regarde par dessus sa propre épaule afin de contrôler, par le biais de la vision périphérique, le joueur en possession du ballon et son propre adversaire. L’image que l’on associe souvent à cette attitude est : « l’oreille qui écoute les battements du corps de l’adversaire ». On qualifie cette position de « fermée » par rapport au ballon.

Les jambes du défenseur ne seront pas aussi fléchies que lors de la défense sur le porteur de balle, mais son centre de gravité restera bas et se tiendra prêt à se déplacer en jeu de jambe défensif. Alors que la main la plus proche du ballon reste allongée afin de contester les lignes de passes, l’autre contrôle physiquement avec l’avant-bras les déplacements de l’attaquant. Ce n’est pas le corps du défenseur qui se trouve sur la trajectoire de passe, mais bien la main la plus proche du passeur. La paume de la main sera orientée vers le ballon de façon à optimiser le contrôle du ballon après interception.

REMARQUE

il est possible de s’ouvrir au ballon lors de la contestation, de façon à rendre l’aide défensive plus facile à mettre en œuvre et plus efficace. Dans ce cas, la tête contrôle toujours le ballon et le vis-à-vis, mais la position du corps et des appuis ont changé.

Le défenseur devra ajuster constamment cette position pour mieux contrôler le porteur du ballon et son adversaire. Pour cela, selon l’éloignement ou la proximité de l’adversaire par rapport au ballon, le triangle sera plus ou moins ouvert. Plus la vision périphérique du défenseur sera performante, plus le triangle deviendra plat. Les meilleurs défenseurs sont ceux qui se déplacent avec le ballon, indépendamment du fait que leur adversaire se déplace ou pas.

La défense sur non porteur de balle – illustration 3
La défense sur non porteur de balle – illustration 4
La défense sur non porteur de balle – illustration 5
La défense sur non porteur de balle – illustration 6

Si l’on se réfère aux deux secteurs délimités par le prolongement de la ligne des lancer-francs (division de la zone avant en deux), on peut énoncer les principes suivants :

Flottement défensif en fonction de la position du ballon par rapport aux secteurs délimités par le prolongement de la ligne des lancer-franc

La défense sur non porteur de balle – illustration 7
La défense sur non porteur de balle – illustration 8

Version contemporaine

Tout comme l’attaquant connaît les secteurs dans lesquels il doit évoluer en priorité et ce qu’il doit y faire, le défenseur est en droit de connaître quelles sont les parties du terrain les plus sensibles. Le danger, c’est le ballon et c’est l’axe panier-panier qui va permettre de définir un «côté ballon » et un «côté aide » (on parle également souvent de « côté fort » et de « côté opposé » ). Un ballon éloigné est moins dangereux qu’un ballon proche, et c’est l’axe horizontal passant par la ligne de lancer-franc qui permettra de définir éventuellement des attitudes défensives différentes. La zone la plus sensible pour la défense se situe avant tout sur l’axe panier-panier et plutôt dans le secteur proche du panier. Pour simplifier, disons que la défense doit avoir la maîtrise de la zone restrictive côté ballon, sans oublier les tirs extérieurs possibles à 2 ou à 3 points.

La version contemporaine ne tient pas réellement compte des deux repères « axe panier-panier » et « prolongation de la ligne de lancer-francs » mais plutôt de la lecture de l’enchaînement des passes probables.

défense sur l’attaquant placé à une passe du ballon

Le défenseur doit se trouver en position de contestation (semi-interception) lorsque son vis-à-vis est un réceptionneur potentiel, autrement dit, lorsque celui-ci est concerné par une ligne de passe très probable.

défense sur l’attaquant placé à plusieurs passes du ballon

Le défenseur doit se trouver en position d’aide lorsque son vis-à-vis n’est pas un réceptionneur logique immédiat et que d’autres passes intermédiaires devront être effectuées avant de lui parvenir. En général, on estime que tout défenseur d’un attaquant situé à plusieurs passes du ballon doit avoir au moins un pied dans la zone restrictive. Ce placement présente plusieurs avantages car il permet de contester les passes directes, de reprendre son vis-à-vis assez rapidement après une passe haute et de contester tout déplacement « en coupé » de l’attaquant vers le panier ou vers le ballon. Nous signalerons que lors du passage flottement-contestation, les dernières foulées seront des pas d’approche courts et rapides afin d’éviter tout contre-pied.

D’une façon plus précise, on dira que le joueur en position d’aide à une passe du ballon doit faire un pas vers la balle, à deux passes du ballon doit avoir un pied dans la raquette, à trois passes du ballon doit avoir un pied sur l’axe panier-panier.

Comme choix d’une autre référence, la ligne prolongeant celle des lancer-francs disparaît au profit de celle liée au niveau du ballon. Ainsi, les défenseurs qui se trouvent en dessous de cette ligne respecteront les principes énoncés jusque là, alors que ceux qui sont situés au dessus, se placeront automatiquement en position d’aide.

La défense sur non porteur de balle – illustration 9

Attaquant à une, deux ou trois passes

La défense sur non porteur de balle – illustration 10
La défense sur non porteur de balle – illustration 11
La défense sur non porteur de balle – illustration 12

D’une façon générale, si l’on considère le triangle formé par le défenseur, l’attaquant et le ballon, la distance entre la ligne de base et le sommet du triangle ne sera jamais supérieure à 1 mètre, sauf si l’attaquant se trouve au dessus du niveau du ballon. En effet, dans ce cas précis, la passe de retour est peu dangereuse car elle n’est pas pénétrante ; c’est pourquoi on demande généralement au défenseur de descendre au niveau du ballon.

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